Pascal Roubaix : une médiation entre une équipe et une direction absurde est-elle possible ?

Rédigé le 16 juin 2014 par sundeplille

Communiqué de presse de ce lundi 16 juin 2014.

La Direction diocésaine refuse toujours d’écouter le personnel du Collège privé Pascal à Roubaix.

Après plus d’une semaine d’actions, une délégation du personnel a été reçue ce vendredi par la Directrice diocésaine Mme Tribout. La délégation du personnel était soutenue par les syndicats SNEC CFTC et SUNDEP Solidaires présents lors de la rencontre.

La directrice diocésaine a une fois de plus refusé le départ du chef d’établissement. Elle a annoncé une médiation pour le mardi 17 juin.

Les chefs d’établissements de Roubaix très présents au collège Pascal ne semblent pas vouloir la sortie de crise. Il est vrai que la situation du collège Pascal n’est pas isolée, Beaucoup d’établissements vivent des situations tendues où le personnel doit subir une manière autoritaire de diriger. Le projet d’établissement relève trop souvent du markéting, trop souvent éloigné d’une réflexion pédagogique d’autant plus difficile à élaborer que les intéressés-es n’ont pas la parole. La souffrance au travail existe aussi dans l’enseignement privé.

Le désaccord avec le chef d’établissement ne provient pas de conflits interpersonnels, mais de la prise de conscience appuyée sur des faits, que le directeur ne peut continuer à diriger le collège Pascal. Le temps n’est pas venu pour la résignation : l’action va continuer cette semaine.

 Pièce jointe : le tract en train d’être diffusé dans les établissements privés de l’académie.

Pour tous contacts : Edith Piéters Déléguée Syndicale Sundep Solidaires 06 89 62 12 70.

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2 commentaires


  1. huyghe le

    bonjour,
    Je suis enseignant au lycée Saint Remi de Roubaix, voisin du collège Pascal et suis vraiment étonné par les propos violent que vous utilisés que vous utilisez dans votre tract. quelle image de l’enseignement catholique souhaitez-vous ? On dirait que l’on est en train de lire Germinal avec la lutte des classes !
    Je suis effarée.
    En tous cas vous avez fait craqué un homme, qui a voulu mettre à plat toute une série de privilège et de passe-droit envers les anciens, c’est cela la vérité. forcément ça ne plait pas. N’y a-t-il pas de procédures légales en cas de licenciement comme les prudhommes ou autre ? Je suis convaincues que les fautes graves, invoquées par le directeur, n’avaient pas être sur la place publique, surtout pour l’intéressé.
    En tous cas, j’entendais hier à la radio, que 75% des français avaient une mauvaise image de la CGT, et des syndicats en général, en lisant votre tract, en suivant l’actualité, je comprends bien ces 75% et ne suis absolument pas prêt à me syndiqué.
    Merci de m’avoir lu,

    Répondre
    1. sundeplille le

      Bonjour,

      Je ne sais pas si vous êtes « enseignant au lycée Saint Rémi » ou si vous êtes « effarée« .

      Lutte des classes ou lutte d’une caste je ne sais jamais clairement à qui nous avons à faire …

      Néanmoins vous affirmez : « En tous cas vous avez fait craqué un homme, qui a voulu mettre à plat toute une série de privilège et de passe-droit envers les anciens, c’est cela la vérité. »
      Je ne sais comment d’un lycée voisin vous pouvez affirmer avoir la « vérité ».
      Pour avoir passé pas mal de temps avec les collègues (entre 15 et 20 suivants les réunions) je peux vous affirmer que ce sont les collègues qui ont voulu l’action, que les témoignages des faits survenus sont précis et m’ont laissé souvent pantois : témoignage d’un parent attestant que son enfant a témoigné sans qu’il en soit informé », sanction modifiée dans le dos d’un enseignant et devant l’élève, pression sur les responsables de niveau, pression sur un collègue pour qu’il témoigne, collègue demandant leur mutation dès le mois de janvier au vue de la nouvelle ambiance, etc, etc, etc …

      Bien entendu, il peut s’agir d’un complot organisé par l’ancien directeur et les « nantis » qui, crispés sur les avantages, instillent leur venin … mais soyons sérieux ceci n’est pas possible, les collègues n’investissent pas autant de temps et …. d’argent (pensez aux jours de grève) sans qu’ils croient à leur action. Je reste aussi toujours surpris du profond mépris qui consiste à croire que les braves gens- ici les collègues – sont manipulés contre un ordre qui par essence serait juste.

      Dans votre texte vous posez la question « quelle image de l’enseignement catholique souhaitez-vous ? » notre premier souci est et restera toujours les salariés-es, face à la souffrance au travail le rôle d’un syndicat n’est-il pas d’aider les salariés-es ? La défense d’une institution au mépris des personnes est trop souvent source d’une vision totalitaire.
      Si les français n’ont parfois pas une bonne image des syndicats c’est aussi que trop de salriés-es ont l’impression que leurs problèmes quotidiens ne sont pas pris en compte. Ici cela n’a pas été les cas je l’espère.

      Pour le directeur je n’ai qu’une citation de Corneille à vous proposer :
      « Rentre en toi-même, Octave, et cesse de te plaindre.
      Quoi ! Tu veux qu’on t’épargne, et n’as rien épargné !
      Songe aux fleuves de sang où ton bras s’est baigné, » ..
      .

      Je reste à votre disposition pour toutes informations complémentaires.

      Pour le Sundep Solidaires académique

      Frédéric Fléchon

      Répondre

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