22 avril 2012 Communiqué de L’Union Syndicale Solidaires
Le premier tour de l’élection présidentielle a connu un taux important de participation de 82%. Le résultat fait par la gauche, dans toute sa diversité, exprime une volonté profonde de changement. Si Marine Le Pen, contrairement à ce qu’elle annonçait, n’arrive qu’en troisième place et est donc éliminée pour le second tour, son score de 18 % est le plus haut de l’histoire de l’extrême-droite et il est, à ce titre, extrêmement inquiétant. Depuis cinq ans, la politique de Nicolas Sarkozy, faite de casse sociale et de politique xénophobe et sécuritaire, a servi de marche pied au Front national et a légitimé son discours auprès des électeurs et électrices. Le score du Front national confirme l’adage selon lequel « l’original est préféré à la copie » ! Les choix retenus par le gouvernement de faire payer la crise par la majorité de la population en en exonérant les principaux responsables et bénéficiaires sont porteurs de souffrances sociales fortes et d’angoisse pour l’avenir. Dans ce contexte, une partie des électeurs, notamment dans les couches populaires, est tentée par des réponses autoritaires et xénophobes. Il est de la responsabilité du mouvement syndical et du mouvement social dans son ensemble de répondre aux besoins de résistances sociales, de solidarité et de lien social pour offrir d’autres alternatives que celles portées par le Front national ! La politique antisociale menée par Nicolas Sarkozy depuis cinq ans, au service du patronat et d’une minorité de privilégiés, a été sanctionnée dans les résultats de ce premier tour. La campagne du second tour est maintenant lancée. Comme avant le premier tour, l’Union syndicale Solidaires réaffirme ses exigences en matière d’emploi, de salaires, de fiscalité, de services publics, de protection sociale, de luttes contre les discriminations ou de refondation de l’Union européenne… Il s’agit bien de réorienter l’économie et les politiques publiques vers une autre répartition des richesses permettant la satisfaction des besoins fondamentaux de la population, tout en étant soucieuse des impératifs écologiques. Il est temps de changer radicalement d’orientations et de mettre en oeuvre une politique qui rompe avec la logique du profit et des marchés financiers. L’Union syndicale Solidaires constate qu’il est temps de tourner la page de Nicolas Sarkozy au vu de son bilan et de ce qu’il propose dans cette campagne électorale. L’Union syndicale Solidaires exigera du nouveau gouvernement des mesures ambitieuses pour contrer le poids de la finance répondre aux urgences sociales. Dans les semaines et les mois à venir, nous devrons construire des mobilisations fortes et faire converger les luttes pour imposer nos revendications face au patronat et à la dictature de la finance, et refuser de continuer à payer cette crise dont nous ne sommes pas responsables. Le 1er mai 2012 revêt une importance particulière puisque cette journée se situe entre les deux tours de l’élection. Le Front national veut en faire une démonstration de force. Nicolas Sarkozy, de façon très provocatrice annonce, lui, un rassemblement ce jour là pour la « fête du vrai travail » : ne laissons pas dénaturer par ces gens là cette journée de mobilisation et de solidarité internationale des travailleuses et travailleurs ! Dans ces conditions, l’Union syndicale Solidaires appelle les salarié-es, chômeuses, chômeurs et retraité-es à être présents très massivement dans la rue le 1er mai 2012 pour exprimer les revendications, dire le rejet du racisme et de toutes les exclusions, et manifester la solidarité internationale avec les peuples du monde entier.
Mercredi 6 octobre : LILLE : rassemblement-manifestation Grand’ Place à 17h00. ARRAS : distribution de tracts ; blocage filtrant 18h00. BOULOGNE : barrage filtrage avec distribution de tracts avec la CGT. CAMBRAI : à partir de 17H00 campement citoyen avec signature de pétitions sur la place, devant l’hôtel de ville.
Jeudi 7 octobre : CAMBRAI : à l’appel de l’intersyndicale du Cambrésis : distributions de tracts : Université Quartier St Roch à 8H00. VILLENEUVE D’ASCQ : réunion du collectif retraites 5962 à 18H30 au local FSU Bd Van-Gogh.
Vendredi 8 octobre : Meeting à 19H00 à Lille « Construisons la grève générale » à l’initiative du collectif lillois de syndicalistes unitaires. Maison de quartier Vauban-Esquermes, rue Roland (métro port fluvial).
Samedi 8 octobre : CAMBRAI : distribution de tracts à partir de 8h00 RDV escalier du jardin public.
Nous serons à Paris devant le Sénat
Au minimum, le Sundep Solidaires sera présent dans les BUS au départ de Lille (départ 8 h Porte de Paris) et de Dunkerque (7h 30 Place Jean Bart).
Inscriptions : précisez le lieu de départ souhaité et vos coordonnées
Par mail : sundep.lille@laposte.net Par fax : 03 20 74 17 69 Par téléphone : 06 85 33 91 12
Ces bus sont bien évidemment ouverts aux non syndiqués et à tous les militants quelque soit leur organisation
Sortir Salah Hamouri de sa prison israélienne
Salah Hamouri, jeune franco-palestinien de Jérusalem, est enfermé depuis plus de trois ans dans une prison israélienne après un procès tout à fait illégitime, car Salah a été traduit devant un tribunal militaire en Cisjordanie occupée. Pour les accusations (intention d’assassinat d’une personne qui se porte comme un charme, appartenance à un parti de la résistance) ayant conduit à sa condamnation à sept ans de prison, jamais l’ombre d’une preuve n’a pu être avancée. C’est bien un innocent qui se trouve enfermé loin de chez lui et condamné à le rester encore pour trois ans.
Alors que l’espoir d’un élargissement s’ouvrait avec la réunion de la commission chargée des remises de peines, fin juillet, non seulement la réponse a été négative, mais de nouvelles accusations tout aussi arbitraires ont été avancées par les juges militaires. Le consul de France adjoint a été interdit de salle d’audience, au mépris du droit international.
Combien de temps encore les dirigeants français vont tolérer l’enfermement de notre compatriote ? Vont-ils continuer de s’abstenir de mettre en cause le caractère « légal » du jugement qui frappe Salah Hamouri, en demandant la « clémence » ? Se borner à cela permet la réponse négative de Nétanyhou à la lettre de Sarkozy. Il faut exiger l’application du droit. Là se trouve la clé de la liberté pour Salah : les autorités françaises doivent mettre en cause une sentence totalement illégitime. Et seule la mobilisation populaire pourra les y amener.
Pour la liberté de Salah Hamouri, il faut encore plus d’actions, et il nous faut être encore plus nombreux. Les plus hautes autorités françaises doivent parler vrai à Israël. Elles doivent exiger la libération immédiate de Salah Hamouri, victime de l’occupation israélienne, et condamné par des tribunaux illégaux. Sarkozy doit exiger la liberté pour Salah.
Vendredi 21 août 18 h 30 Rassemblement à Lille Grand’ Place Pour la libération immédiate de Salah Hamouri
Pour le comité régional de soutien à Salah Hamouri :
Jean-Claude Dulieu Président MRAP
Gérard Minet LDH
Rudolf Bkouche UJFP Union Juive Française pour la Paix
Jean-François Larosière AFPS 59/62
La communauté palestinienne du Nord

« Ensemble contre la taxation des accidentés du travail » – Meeting unitaire le 1er Décembre
A l’initiative de la Fondation Copernic, nous vous invitons au meeting unitaire « Contre la taxation des accidentés du travail », mardi 1er décembre, à 19h, salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan (métro Sentier ou Les Halles).
Interventions. Seront présent-e-s :
* Nathalie Arthaud (porte parole de Lutte Ouvrière) * Olivier Besancenot ( porte parole du Nouveau Parti Anticapitaliste) * Eric Beynel (porte parole national de Solidaires) * Martine Billard (députée écologiste) * Robert Castel (sociologue, EHESS) * Arnaud De Broca (secrétaire général de la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés) * Cécile Duflot (secrétaire nationale des Verts) * Gérard Filoche (Inspecteur du travail, CN PS) * Benoît Hamon (porte parole du Parti Socialiste) * Pierre Laurent (coordinateur national du Parti Communiste Français) * Danièle Linhart (sociologue, directrice de recherche CNRS, Cresppa-GTM) * Jean-Luc Mélenchon (président du Parti de Gauche) * Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic).
Les débats seront animés par Edwy Plenel, président et directeur de la publication de Mediapart.
Le meeting s’ouvrira par un mot de Jacques Boutault (maire du second arrondissement de Paris).
En 2007, 622 salariés ont péri dans un accident du travail, presque deux par jour. Sur les 720 150 accidents avec arrêts enregistrés, 46 426 ont entraîné une incapacité permanente. La plupart des accidents proviennent des métiers d’exécution.
Vendredi 13 novembre, l’amendement visant à soumettre à l’impôt sur le revenu les indemnités journalières versées aux victimes d’accident du travail a finalement été adopté à l’Assemblée Nationale. Une mesure proposée par le président du groupe UMP, Jean-François Copé, avec le soutien du président de la République, du premier ministre, du ministre du budget. Une mesure injuste, inacceptable, obscène, votée « au nom de l’équité » !
Elle rapportera 150 millions d’euros. La défiscalisation des heures supplémentaires en coûte 4 milliards. Les niches fiscales exonèrent 70 milliards d’euros. Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés.
Après les suicides à France Telecom et ailleurs, voici la réponse du gouvernement aux salariés qui subissent des conditions de travail toujours plus dégradées.
Par notre protestation collective, il est encore possible d’empêcher le vote de ce texte. Le Sénat l’examine le 7 décembre. Les accidentés du travail sont les premières victimes de l’organisation du travail. Les privilèges fiscaux sont ailleurs ! Contre cette « France de demain » façon Nicolas Sarkozy, qui s’en prend systématiquement aux plus vulnérables, il est temps d’agir. Et de gagner.
La pétition est signable en ligne à l’adresse : http://www.non-taxation-at.net